Vous avez trouvé la tablature du morceau que vous voulez jouer, et vous voilà devant six lignes couvertes de chiffres, de petites lettres et de traits obliques. Tout cela vous semble compliqué, pourtant rassurez-vous : la tablature est l’écriture la plus simple de la guitare. Avec elle, pas vraiment besoin de reprendre les cours de musique, aucun solfège : elle vous montre directement où poser les doigts.
Afin que ce soit compréhensible pour toutes et tous, nous partons de zéro : les six lignes, les chiffres, les accords, puis chaque symbole de jeu (h, p, sl., la flèche, la vague, x, P.M., harm.), et enfin ce que la tablature ne dit pas, le rythme. Pour chaque notion, nous vous proposons son schéma, dix-sept en tout, et un exercice de quatre mesures vous attend à la fin. Le récapitulatif des symboles se télécharge en PDF, à garder sur le pupitre ou dans son étui.
Au programme
- Le sens des six lignes, et l’erreur que font presque tous les débutants
- Lire les chiffres : une case, une corde à vide, un accord
- Tablature ou diagramme d’accord : ne plus les confondre
- Les symboles de jeu : h, p, sl., bend, ~, x, P.M., harm.
- Le rythme, ce que la tablature ne dit pas
- Un exercice de quatre mesures et la fiche à imprimer
17 schémas · 2 vidéos · 1 fiche PDF
Qu’est-ce qu’une tablature, et pourquoi six lignes ?
Eh bien, pour faire simple, une tablature est un système de notation musicale utilisé principalement pour les instruments à cordes, comme la guitare, la basse, le ukulélé ou le banjo. Contrairement à une partition classique, qui indique les notes à jouer sur une portée, la tablature montre directement comment les jouer sur le manche : sur quelle corde et à quelle case placer les doigts. Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous, la tablature est en relation directe avec les cordes et les cases du manche.

Plus accessible qu’une partition traditionnelle pour de nombreux débutants, elle permet d’apprendre rapidement à jouer un morceau, parfois en une seule soirée pour les plus simples, et ce, même sans aucune connaissance préalable en solfège.
Les six lignes sont les six cordes, vues de dessus quand vous jouez
Chaque ligne horizontale représente une corde. La ligne du haut est la corde la plus fine, le Mi aigu (corde 1), la ligne du bas est la plus grosse, le Mi grave (corde 6). Entre les deux, de haut en bas : Si, Sol, Ré, La. C’est le manche tel que vous le voyez en baissant les yeux quand vous jouez ou plutôt (pour être plus précis) comme si vous posiez votre gratte à plat sur vos genoux.
Quand on y pense, c’est assez logique. Pourtant, l’erreur que nous voyons le plus chez les guitaristes débutants est de chercher la corde la plus grosse (le Mi grave) en haut, parce qu’elle est en haut quand on tient la guitare. Retenez cette règle : sur une tablature, l’aigu est en haut et le grave en bas, comme sur une partition.
Attention donc de ne pas confondre avec l’ordre dans lequel la plupart des guitaristes nomment les cordes et qui est : Mi, La, Ré, Sol, Si, Mi. Cet ordre est celui des cordes quand on les joue du haut vers le bas, ou par exemple lorsqu’on s’accorde.

Du doigt sur le manche au chiffre sur la tablature
Comme vous pouvez le voir sur le schéma ci-dessous, à gauche, un doigt posé sur la corde 5 (La), à la case 2. À droite, la même position en tablature : un « 2 » sur la cinquième ligne en partant du haut, à la hauteur de sa corde.

Tout est là : la ligne donne la corde et le chiffre donne la case. Avec ça vous avez déjà l’essentiel, le reste de ce guide apporte la précision.
La règle d’or
La ligne donne la corde, le chiffre donne la case.
Et le 0 veut dire : corde à vide, sans rien presser.
Comment lire les chiffres d’une tablature ?
Ça y est, vous devez commencer à comprendre, les chiffres se lisent tout simplement comme un texte. Comme une lecture classique, la tablature se lit de gauche à droite, et la disposition des chiffres dit tout : seuls, à la suite ou empilés.
Le chiffre donne la case, jamais le doigt
Point important, ne confondez pas une tablature avec les schémas ou diagrammes d’accords qu’on rencontre souvent quand on débute la guitare. Ici, un chiffre indique la case où presser la corde : 3 veut donc dire troisième case, en comptant depuis le sillet de tête, la petite pièce (en plastique, en composite ou en os) qui sépare la tête du manche. Important, le 0 veut dire corde à vide : on la joue sans rien presser. Sur le schéma, la corde 5 sonne deux fois, d’abord à vide (La), puis à la troisième case (Do).
Le chiffre ne dit jamais avec quel doigt jouer : un 3 ne désigne pas l’annulaire. Gardez cette nuance en tête, le diagramme d’accord fait l’inverse.

Des chiffres qui se suivent : des notes l’une après l’autre
Quand les chiffres sont décalés de gauche à droite, chacun à sa place, les notes se jouent l’une après l’autre, dans l’ordre de lecture. Dans cet exemple : la corde 6 à vide, la corde 5 à la case 2, la corde 4 à la case 2, puis la corde 3 à vide. Sur le schéma ci-dessous, on joue les quatre notes d’un accord de Mi mineur une à une : c’est ce qu’on appelle un arpège.
Attention : l’espace entre deux chiffres donne l’ordre, pas la durée. Nous y reviendrons : c’est la grande limite de la tablature.

Des chiffres empilés : un accord
Quand plusieurs chiffres sont alignés sur la même verticale, comme empilés, les cordes se jouent ensemble, d’un seul battement (au doigt ou au médiator) de la main droite : c’est la représentation d’un accord. Le schéma montre 0, 2, 2, 0, 0, 0 de la corde 6 à la corde 1, autrement dit l’accord de Mi mineur, l’un des accords de base qu’on apprend quand on débute.
Une corde sans chiffre dans la colonne ne se joue pas. Vous devez donc lire la colonne de bas en haut, du grave vers l’aigu : c’est l’ordre dans lequel le médiator rencontre les cordes.

Comment lire un accord, et pourquoi deux représentations différentes ?
Si vous avez cherché des supports pour apprendre la guitare, vous avez dû remarquer que les accords sont souvent donnés en diagramme plutôt qu’en colonne de chiffres. Les deux écritures disent la même chose, mais ne regardent pas le manche du même endroit : c’est souvent la deuxième source de confusion après le sens de lecture des cordes.
Tablature et diagramme d’accord : le même Mi mineur, deux points de vue
Pour vous expliquer simplement, le diagramme d’accord montre le manche debout, face à vous, comme une guitare accrochée au mur : cordes verticales, la plus grosse à gauche, frettes horizontales. Pour vous imager cela, vous trouverez ci-dessous le même Mi mineur dans ces deux écritures. En tablature : 0, 2, 2, 0, 0, 0. En diagramme : un 0 au-dessus des cordes jouées à vide (6, 3, 2 et 1) et deux pastilles à la deuxième case, sur les cordes 5 et 4.

Attention : dans les pastilles, les chiffres ne sont plus des cases mais des doigts. 1 pour l’index, 2 pour le majeur, 3 pour l’annulaire, 4 pour l’auriculaire. Ici, majeur et annulaire. Attention, si vous voyez une croix au-dessus d’une corde, cela signale que la corde ne doit pas être jouée.
Comment lire une tablature guitare : le cours en vidéo
Si vous n’êtes pas totalement sûr d’avoir compris, avant d’aller plus loin, vous pouvez jeter un œil à cette démonstration en live. Même si nos schémas sont très utiles pour comprendre le principe, le plus efficace reste de voir la tablature défiler pendant que quelqu’un joue : c’est ce que propose cette leçon gratuite en vidéo de HGuitare sur « comment lire une tablature guitare ».

Que veulent dire les symboles d’une tablature (h, p, sl., b, ~, x, harm.) ?
Quand on débute avec les tablatures, elles nous servent principalement pour jouer chaque note, pourtant ce n’est pas leur seul avantage. En effet, une tablature note aussi la manière de jouer, comme les effets apportant beaucoup de style dans le son qu’on délivre avec nos grattes. Pour imager ces effets de style, on se sert de lettres ou de petits dessins posés sur les chiffres. Les notations varient un peu : nous donnons les plus courantes, celles que la plupart des guitaristes utilisent, et leurs variantes.
h : le hammer-on
Le h, posé sur un arc qui relie deux chiffres, signale un hammer-on, un « coup de marteau » en anglais, ce qui image assez bien cet effet. Vous jouez la première note, puis un doigt de la main gauche frappe une case plus haute sans rejouer la corde : la seconde note naît du seul choc. Sur le schéma, corde 5 : case 2, puis case 4 en hammer-on, deux fois. Le h va toujours vers un chiffre plus grand.

p : le pull-off
Le p est l’inverse : le pull-off. Les deux doigts sont posés, vous jouez la note haute, puis le doigt du dessus quitte la corde en la pinçant légèrement : la note du dessous sonne. Sur le schéma : case 4 puis case 2 sur la corde 5. Le p va toujours vers un chiffre plus petit. Hammer-on et pull-off forment les liaisons.

Le trait oblique : le slide
Voilà un effet simple que nous aimons beaucoup et qui apporte du style assez facilement. Il est représenté par un trait oblique entre deux chiffres, souvent surmonté de « sl. », qui indique un slide, ou glissé. Vous jouez la première note, puis le même doigt glisse jusqu’à la seconde case sans relâcher la pression. Le trait monte quand le chiffre augmente, descend dans l’autre sens. Sur le schéma, la corde 4 glisse de la case 5 à la 7, puis revient. Certaines tablatures écrivent simplement « s ».

La flèche courbe : le bend
Effet de style incontournable des solistes, le bend (ou tiré) est représenté par une flèche courbe. Comment le réaliser : le doigt pousse la corde sur le côté sans quitter la case, et la note monte. La mention dit de combien : « 1 ton », soit deux cases, ou « 1/2 ». Si la flèche redescend, le bend est relâché. En tablature texte, on écrit b et r, comme dans 7b9r7. Sur une acoustique, aux cordes plus raides, c’est un peu plus compliqué que sur une guitare électrique, visez d’abord le demi-ton pour vous exercer.

La ligne ondulée : le vibrato
La ligne ondulée au-dessus d’une note, écrite ~ en tablature texte, annonce un vibrato : la note est tenue et le doigt la fait osciller sans quitter la case, par petites poussées régulières. Une vague plus large demande un vibrato plus ample. Sur le schéma, quatre notes en portent un : case 7 sur la corde 3, case 8 sur la corde 2, cases 5 et 7 sur la corde 1.

X et P.M. : la corde étouffée
Si vous voyez sur une tablature un X à la place d’un chiffre, cela signale une note étouffée : la main gauche effleure la corde sans la presser, pour un son sec, sans hauteur. Dans une colonne d’accord, en revanche, le X veut dire que la corde ne se joue pas. P.M., pour palm mute, est différent : la paume repose sur les cordes près du chevalet, et la note garde sa hauteur. Sur le schéma, la corde 6 alterne P.M. et X.

harm. : l’harmonique
La mention harm., ou un chiffre entre chevrons comme <12>, indique une harmonique naturelle. Le doigt effleure la corde juste au-dessus de la frette, sans l’enfoncer, et se retire aussitôt la corde jouée : un son de cloche, pur. À la douzième case, la note sonne une octave au-dessus de la corde à vide. Sur le schéma, quatre harmoniques à la case 12, des cordes 5 à 2. Sur une acoustique, c’est l’un des effets de jeu les plus faciles à réussir.

Comment repérer les mesures et les reprises ?
Vous l’avez peut-être remarqué, une tablature un peu longue est découpée comme une partition. Deux repères suffisent pour ne jamais perdre sa place.
Le trait vertical et les deux points
Pour illustrer cela, le trait vertical qui traverse les six lignes est une barre de mesure : il découpe le morceau en tranches de même durée, le plus souvent quatre temps. Pour éviter les longueurs inutiles, les deux points placés contre une double barre forment un signe de reprise : tout ce qui est encadré par deux de ces signes se joue deux fois.
Sur le schéma ci-dessous, vous pouvez voir deux mesures entre les barres de reprises : quatre notes du Mi mineur égrenées en montant, les mêmes en redescendant, et le tout à rejouer. Comme vous l’avez compris, dans cet exemple, les deux mesures sont à rejouer une fois. Toutefois, si vous voyez une annotation « x2 » ou « x4 » au-dessus d’un passage, elle indique le nombre total de passages : « x2 », on joue le passage deux fois, « x4 », quatre fois.

Une tablature donne-t-elle le rythme ?
C’est la vraie limite de la tablature, et la cause de bien des morceaux qui « ne sonnent pas comme l’original » avec des notes pourtant justes, faute de s’être imprégné de l’original.
Non, et voici ce qui manque
La tablature dit où jouer, pas combien de temps. Le schéma le démontre : en haut, une tablature seule ; en bas, la même sous une portée. Seule la portée révèle les durées : les deux premières notes sont deux fois plus courtes, la dernière dure deux temps. La tablature seule ne permet pas de le deviner.
Certaines tablatures ajoutent des hampes sous les chiffres ou la portée au-dessus. Sinon, l’oreille fait le travail : écoutez le morceau en suivant la tablature des yeux avant de le jouer. C’est de loin la façon la plus simple et la plus rapide de s’approprier le morceau qu’on travaille.

Le bon réflexe
- Écoutez le morceau en suivant la tablature des yeux.
- Jouez-le lentement, métronome autour de 60.
- Accélérez seulement quand tout passe sans hésitation.
Comment lire une tablature : le récap
Si vous êtes arrivé jusque-là, vous avez sans doute compris l’essentiel de ce qu’on trouve dans une tablature. Afin de valider cette nouvelle connaissance, on vous propose de regarder cette vidéo pour effacer les quelques doutes qui subsistent peut-être encore. Rien de tel que de voir des mains en mouvement sur une guitare pour comprendre. L’excellent Rooguitar reprend tout ce qui précède en quinze minutes, on explore avec lui les principaux symboles de jeu et surtout comment les réaliser, schéma par schéma.
Comment compter quand la tablature ne le dit pas
Pour la rythmique, la méthode la plus sûre est de compter à voix haute. Dans une mesure à quatre temps, on compte « 1 et 2 et 3 et 4 et » : huit croches régulières. La main droite fait un balancier continu, vers le bas sur les chiffres, vers le haut sur les « et », même quand elle ne touche pas les cordes. Sur le schéma, les accents tombent sur les temps 1 et 3.
Ce va-et-vient est la base de presque toutes les rythmiques en accords : une fois automatique, il reste à choisir quels coups frapper. Un métronome réglé lentement, autour de 60, aide beaucoup.

Un exercice pour tout relire
Dans ce petit exercice, on vous propose quatre mesures pour vérifier que tout est en place : cordes à vide, cases, hammer-on, pull-off et slide.
Quatre mesures qui reprennent tout
Toutes les notes durent un temps : comptez « 1, 2, 3, 4 » dans chaque mesure, lentement.
Mesure 1 : corde 6 à vide, corde 5 à la case 2 puis hammer-on vers la case 3, corde 4 à la case 2.
Mesure 2 : corde 4 à vide, corde 3 à la case 2 puis pull-off vers la corde à vide, corde 2 à vide.
Mesure 3 : corde 2 à vide, puis case 3, slide jusqu’à la case 5, corde 1 à vide.
Mesure 4 : corde 1 à la case 3, corde 1 à vide, corde 2 à vide, et retour à la corde 6 à vide.

Quand l’exercice passe sans hésitation, vous pouvez passer aux vrais morceaux : dans nos guides nous proposons des tablatures faciles pour s’exercer, et vous pouvez aussi jeter un œil à la tablature de Wonderwall qui pourrait être un bon premier tremplin pour débuter.
Le récapitulatif des symboles, à imprimer
Pour vous faire un petit rappel, voici tous les symboles de ce guide réunis dans un seul tableau, une façon simple de les retrouver facilement.
| Symbole | Nom | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| 0 | corde à vide | jouer la corde sans rien presser |
| 3 | case | presser la corde à la case 3 (le chiffre n’est pas le doigt) |
| chiffres empilés | accord | jouer les cordes ensemble |
| h | hammer-on | frapper une case plus haute sans rejouer la corde |
| p | pull-off | lâcher la corde en la pinçant pour faire sonner la note du dessous |
| / ou \, sl., s | slide | glisser d’une case à l’autre sans relâcher |
| flèche, b, r | bend | pousser la corde pour monter la note (r : relâcher) |
| ~ | vibrato | faire osciller la note tenue |
| x | note étouffée | son sec sans hauteur (dans un accord : corde non jouée) |
| P.M. | palm mute | paume posée sur les cordes près du chevalet |
| harm., <12> | harmonique | effleurer la corde au-dessus de la frette |
| | et ||: :|| | mesure, reprise | séparer les mesures, rejouer le passage |
Si vous avez quelques hésitations et que vous souhaitez avoir toujours sous la main l’essentiel du fonctionnement d’une tablature, nous avons réuni ce tableau et les repères essentiels du guide sur une fiche d’une page. Imprimez-la et posez-la sur votre pupitre : au moindre doute devant un symbole, un coup d’œil suffit. Pour cela, cliquez sur l’aperçu pour la télécharger en PDF.
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Guitar Pro : le logiciel de lecture et d’écriture de tablatures pour guitare
Vous trouvez que les tablatures sont un moyen génial d’apprendre mais vous souhaitez aller plus loin ? Pour une maîtrise totale de l’utilisation des tablatures, Guitar Pro est un outil vraiment intéressant. En effet, ici le plus est que vous pouvez afficher une tablature avec sa portée et la faire jouer à la vitesse de votre choix. Vous entendez exactement ce que vous lisez, rythme compris, ce qui est plutôt intéressant pour travailler le rythme de ses morceaux préférés. En plus des nombreuses fonctionnalités de Guitar Pro, vous avez également accès à un large catalogue de tablatures françaises et internationales.

Comment lire une tablature sur une basse, un ukulélé, une batterie ?
Si vous jouez d’un autre instrument, le principe vaut pour tous les instruments à cordes et à frettes : une ligne par corde, un chiffre par case. Une tablature de basse compte quatre lignes (Mi, La, Ré, Sol de la corde grave à celle aigüe), celle d’un ukulélé aussi (Sol, Do, Mi, La en accordage standard).
Pour ce qui est de la batterie, les tablatures existent mais elles sont totalement différentes. Celles-ci n’ont que le nom en commun avec les tablatures pour guitare. En effet, chaque ligne y représente un élément (charleston, caisse claire, grosse caisse…), et des X marquent les frappes.
Dernier réflexe : regardez l’accordage indiqué en tête de tablature. Beaucoup de morceaux se jouent en « drop D » ou un demi-ton plus bas, et les chiffres n’ont de sens qu’avec le bon accordage. De même pour les tablatures qui sont écrites pour un capodastre à une certaine position. Sur ces tablatures, vous trouverez des indications du style « CAPO II » pour un capo à la deuxième case. Dans ce cas, le capodastre remplace le sillet : le plus souvent, un 0 se joue à la case du capo, et les autres chiffres se comptent à partir de lui.
Comment lire une tablature guitare : ce qu’il faut retenir
Si vous êtes arrivé au bout de notre article, vous avez logiquement dû comprendre les grandes lignes de ce qu’est une tablature et comment l’utiliser. N’oubliez pas, lire une tablature, c’est d’abord deux réflexes : la corde la plus fine est en haut, et le chiffre est une case, jamais un doigt. Les symboles s’apprennent un à un en jouant, et si vous débutez, la fiche est là pour les jours de doute. Pour ce qui est du rythme, écoutez attentivement les morceaux que vous travaillez, cela exercera et affinera votre oreille musicale. Soyez attentif, patient et n’hésitez pas à vous servir d’un métronome pour améliorer votre sens du rythme. De notre côté, nous avons de bonnes bases en solfège, pourtant c’est avec des tablatures que nous avons progressé le plus rapidement dans notre apprentissage de la guitare. C’est le gros avantage de cette façon de lire des partitions, il n’y a aucune limite, vous pouvez jouer de tout et apprendre à votre rythme.
À retenir
- ✓La corde la plus fine est en haut.
- ✓Le chiffre est une case, jamais un doigt.
- ✓Chiffres à la suite : une note après l’autre. Chiffres empilés : un accord.
- ✓Le rythme ne s’écrit pas : il s’écoute et se compte.
- ✓Vérifiez toujours l’accordage indiqué en tête.
Maintenant que vous maitrisez la lecture des tablatures, la prochaine et plus intéressante étape est de jouer, beaucoup et lentement (au début). Si vous voulez structurer la suite de votre parcours de guitariste, notre guide pour apprendre la guitare seul et notre sélection des meilleurs livres pour apprendre la guitare vous aideront peut-être à surmonter des blocages passagers. Enfin, si vous savez que la guitare est vraiment votre instrument pour les années à venir, vous trouvez dans nos guides d’achat des guitares avec de bons rapports qualité-prix. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos sélections de guitares Folk pour débutant ou notre sélection de guitares acoustiques.
Questions fréquentes sur la lecture des tablatures
Faut-il connaître le solfège pour lire une tablature ?
Non. La tablature s’en passe : elle indique la corde et la case, sans nom de note ni portée. Le solfège devient utile plus tard, pour le rythme et pour comprendre ce que l’on joue.
Quelle est la différence entre une tablature et une partition ?
La partition note des sons : leur hauteur et leur durée, pour n’importe quel instrument. La tablature note des gestes propres à la guitare : quelle corde, quelle case, quelle technique. La partition dit tout sauf la position sur le manche ; la tablature dit la position mais pas la durée. Beaucoup de recueils impriment les deux l’une au-dessus de l’autre.
Que veulent dire le 0 et le x sur une tablature ?
Le 0 veut dire corde à vide : on la joue sans rien presser. Le x a deux sens selon l’endroit. Dans une ligne de notes, c’est une note étouffée, un son sec sans hauteur. Dans un accord ou au-dessus d’un diagramme, c’est une corde à ne pas jouer.
Une tablature de basse se lit-elle pareil ?
Oui, exactement de la même façon, avec quatre lignes au lieu de six pour une basse à quatre cordes. La ligne du haut est la corde la plus fine, le Sol, et celle du bas la plus grosse, le Mi.
Peut-on apprendre la guitare uniquement avec des tablatures ?
Oui, et beaucoup de guitaristes l’ont fait. La tablature suffit pour jouer des chansons, des riffs et des solos. Sa limite est le rythme : il faut l’accompagner d’écoute, ou d’un logiciel qui joue la tablature, pour ne pas prendre de mauvaises habitudes.
Pourquoi certaines tablatures sont-elles difficiles à lire ?
Souvent parce qu’elles sont écrites en texte brut, avec des tirets et des lettres, sans alignement ni rythme. Beaucoup sont aussi des relevés d’amateurs, parfois faux ou dans un autre accordage. Vérifiez l’accordage en tête de page et comparez avec l’enregistrement original.
Quel logiciel pour lire et jouer une tablature ?
Le plus connu est Guitar Pro. Il affiche la tablature et la portée ensemble, fait entendre le morceau à la vitesse de votre choix et permet de boucler un passage difficile. C’est la meilleure réponse au problème du rythme.

